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Votre compte bancaire ne peut avoir que deux statuts : celui de compte créditeur, ou de compte débiteur. Si ces termes peuvent vous paraitre... Qu’est un compte bancaire débiteur et comment ça fonctionne ?

Votre compte bancaire ne peut avoir que deux statuts : celui de compte créditeur, ou de compte débiteur. Si ces termes peuvent vous paraitre un peu barbares, il est en réalité assez facile d’en comprendre le sens. Un compte créditeur sera en effet un compte sur lequel vous avez de l’argent. Et un compte débiteur aura un solde négatif (ce qui signifie que vous serez à découvert, ou dans le rouge).

Or, cette différence est plus importante que vous ne pouvez le penser. Car être à découvert implique également que votre banque puisse vous prélever des frais supplémentaires. C’est ce que l’on appelle les agios (un terme bancaire technique).

Une récente étude menée par l’association 600 millions de Consommateurs a d’ailleurs montré que les français payaient des sommes conséquentes d’agios chaque année. Une enquête qui a eu des conséquences car ces frais bancaires pourraient très prochainement être plafonnés par la loi Française. En attendant, nous vous aidons à faire la différence entre compte débiteur et compte créditeur. Mais aussi à mieux comprendre les frais que cela implique et comment les limiter au maximum et revenir à une situation financière plus stable.

Qu’est-ce qu’un compte débiteur (et un compte créditeur) ?

Un compte débiteur, ce n’est pas nécessairement un compte qui est dans le rouge. En réalité, on utilise surtout ce terme pour désigner les comptes bancaires auxquels on a attribué une autorisation de découvert. C’est à dire une forme de crédit sans frais, permettant à son bénéficiaire d’utiliser (un peu) plus d’argent qu’il n’en a réellement sur son compte. L’autorisation de découvert peut être plus ou moins importante. Elle variera d’une banque à l’autre, allant de 100 à 500 euros.

Comment éviter le découvert bancaire ?

Attention, car cette autorisation de découvert est rarement gratuite. En effet, pour vous autoriser ce débit, votre banque peut exiger des frais supplémentaires. Néanmoins, ces derniers seront nettement moins importants que pour un compte réellement débiteur (c’est à dire dans le rouge). De la même manière, et si vous dépassez votre autorisation de découvert, votre banque peut vous prélever des frais, qui sont généralement plus élevés que des agios classiques.

Une autorisation de découvert ne signifie pas non plus que vous puissiez rester éternellement dans cette situation. En effet, vous allez tout de même devoir régulariser votre découvert, dans une période de trois mois. Si vous ne le faites pas, votre banque se verra contrainte de vous proposer un crédit à la consommation pour couvrir vos besoins.

Et si vous restez trop longtemps, ou de manière trop régulière dans le rouge, vous risquez encore plus grave. A savoir être fiché bancaire, une sanction qui vous empêchera d’avoir une carte bleue classique (à part une carte à autorisation systématique).

Les différents découverts bancaires

Si vous avez un compte débiteur, cela implique en principe que vous vous trouvez à découvert. Or, il y a plusieurs types de découverts bancaires, chacun impliquant des sanctions et des solutions différentes.

Le découvert bancaire ponctuel

Un découvert occasionnel est une disposition prise par votre banque pour vous permettre d’être débiteur de manière ponctuelle. Cela vous permettra notamment de faire face à des dépenses urgentes ou imprévues. L’autre particularité dû découvert occasionnel est qu’il est également non-contractuel. Ce qui signifie qu’aucune mesure formelle n’aura été prise par votre banque.

Votre conseiller va cependant accepter, sur la base de vos habitudes financières (et de votre sérieux en la matière) un découvert exceptionnel. Généralement, cela implique une relation de confiance avec votre banque, et une certaine fidélité à votre agence.

Dû fait que le découvert occasionnel ne soit pas contractuel, rien n’oblige votre banquier à accepter cette situation si elle persiste. Ou si elle se reproduit trop régulièrement. S’il le juge nécessaire, il pourra donc repartir du principe que vous n’avez aucune autorisation de découvert et vous facturer des agios. C’est pour cette raison que, de manière générale, il est plutôt conseillé de formuler un accord par écrit.

Le découvert autorisé

Contrairement au découvert ponctuel, cette forme de découvert est formellement autorisée par votre banque. Vous avez donc signé un accord dans lequel votre conseiller vous donne la possibilité de dépasser votre solde d’un montant fixé au préalable. Idem pour le taux d’intérêt de ce découvert (qui est donc une forme de crédit) et les conditions de remboursement.

Attention cependant, car ce n’est pas parce que votre banque vous a autorisé un découvert que vous pouvez vous permettre d’être constamment dans le rouge. En effet, votre banquier a parfaitement le droit de revenir sur ce droit. Et donc supprimer votre autorisation de découvert, le tout sans avoir à justifier sa décision. Vous n’aurez qu’un préavis de deux mois avant que cette décision, formulé par écrit et qui vous sera parvenu par courrier ou email, ne prenne effet.

En cas de désaccord avec votre banque, vous pouvez demander l’aide d’un médiateur bancaire, qui fera office de tampon. Ce dernier peut par exemple négocier avec votre banquier pour rééchelonner votre dette, et vous donner ainsi une plus grande marge de manoeuvre.

Vous pouvez également faire vous-même la demande à votre banque de supprimer cette autorisation de découvert. Ou tout du moins d’en diminuer le montant autorisé. Là encore, vous devrez faire part de votre demande à votre conseiller. Cette décision peut être plus judicieuse si vous considérez ne plus en avoir besoin. Mais aussi si une trop grande liberté complique un peu la gestion de vos finances.

On vous explique à quoi sert le cryptogramme sur votre carte bancaire.

Le découvert non autorisé

Si votre banque ne vous a pas accordé une autorisation de découvert, elle a parfaitement le droit de rejeter un prélèvement, un chèque, un paiement ou un retrait qui dépasserait votre solde. Dans le cas où vous vous retrouveriez quand même dans le rouge, et même pour un centime de découvert, votre banque a le droit de vous prélever des agios.

Elle attendra également de vous que vous régularisiez votre situation dans les délais les plus brefs. Dans le cas contraire, vous risquez de vous retrouver fiché et donc interdit bancaire.

Quels sont les frais liés à un compte débiteur ?

Vous l’aurez compris, un compte débiteur, et donc à découvert (qui plus est quand ce dernier n’est pas autorisé par votre banque) risque de devoir payer des frais significatifs. Ces derniers comprennent des agios, des frais pour défaut de paiement, ou encore des taux d’intérêts.

Ces derniers seront nettement moins élevés si votre découvert est autorisé. De plus, le taux d’intérêt d’un compte débiteur ne peut être supérieur au taux d’usure recommandé par la BDF (Banque de France). Pour un découvert non autorisé, ou une transaction dépassant la somme de découvert autorisé par votre banque, cette dernière va également vous prélever ce que l’on appelle une commission d’intervention.

Quels sont les risque d'un compte débiteur ?

Les autres frais liés à un compte débiteur sont notamment les frais pour un rejet de chèque ou de prélèvement. Ils s’appliquent normalement automatiquement mais votre banque a l’obligation de vous faire parvenir un notification par voie postale.

Les frais d’un compte créditeur ne sont pas les seuls que vous pouvez payer. Découvrez aussi ceux occasionnés par un virement hors zone SEPA.

Comment réduire ses frais liés à un compte débiteur ?

De manière générale, les frais associés à un dépassement de votre découvert autorisé ou à un découvert non autorisé sont plafonnés sur une base mensuelle. Mais si vous avez tendance à être régulièrement dans le rouge, ces derniers peuvent finir par s’accumuler. Et avec le temps, la facture sera de plus en plus salée.

Pour éviter de vous ruiner, la meilleure solution reste certainement de vous tourner vers les banques en ligne. Ces dernières n’ayant pas de frais de location pour des agences physiques et moins de personnel, elles peuvent se permettre de proposer des frais bancaires minimes.

Sur ce point, la plus intéressante est de loin Boursorama Banque, qui se distingue comme étant la banque en ligne la plus accessible du marché. Cette filiale de la Société Générale bénéficie de plus du réseau hexagonal de sa grande soeur. Vous pourrez donc toujours discuter avec un conseiller en chair et en os si vous en ressentez le besoin.

Comment sortir du cercle vicieux du compte débiteur

La question du compte débiteur n’est pas uniquement individuelle. Elle est aussi collective, et c’est dans ce sens que les associations de consommateurs s’en sont emparées pour sensibiliser les français aux risques de la dette et du surendettement.

Comment ne plus être à découvert ?

L’idée est par exemple de comprendre les raisons qui peuvent pousser une personne à se trouver à découvert. Ou à dépasser son découvert autorisé. Et notamment à comprendre les mécanismes de la fragilité financière, comme des achats imprévus, ou des accidents de la vie (une séparation, ou la perte de son travail).

Ces associations apportent également des conseils pour aider les français à ne plus se retrouver dans le jour. Et notamment à tenir un budget, à consulter régulièrement leur compte pour connaitre leur situation financière.

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